Nos routes dans la Sierra – La route d’Antonin Artaud

Dans les écrits d’Antonin Artaud

Antonin Artaud ouvre son texte « Le rite du peyotl chez les Tarahumaras » par cette phrase : « Comme je l’ai déjà dit ce sont les prêtres du Tutuguri qui m’ont ouvert la route du Ciguri comme quelques jours auparavant le Maître de toutes les choses m’avait ouvert la route du Tutuguri ».

Le seul lieu de la Sierra qu’il mentionne dans ses textes sur les Tarahumaras est Norogachic : « Le 16 septembre, jour de la fête de l’indépendance du Mexique, j’ai vu à Norogachic, au fond de la Sierra Tarahumara, le rite des rois de l’Atlantide tel que Platon le décrit dans les pages du Critias » écrit-il en ouverture du texte « Le rite des rois de L’Atlantide« . Lire la suite « Nos routes dans la Sierra – La route d’Antonin Artaud »

Automne 2001 : 2) Rite du Jikulí à Cowerachi

18° voyage : 2 novembre – 18 décembre 2001

2) 26 et 27 novembre :  Rite du Jikulí à Cowerachi

(extraits de la nouvelle « Le Bleu du Ciel » et du journal 2001)

Le chemin vers Pahuichic.

Ils partirent le matin, s’avançant, tandis que les Indiens préparaient leurs chevaux. Les ânes, pendant la nuit, avaient fui. Ils demeuraient introuvables. Simon, le fils du chaman-Raspador partit à leur recherche.

Au dessus de la vallée étroite del Arroyo la pente était abrupte. La forêt dévastée n’offrait plus que ses pierres et la poussière fine des érosions : 8 années de sècheresse, et les pluies récentes de l’été, violentes et rares. De l’eau, quand même. La forêt renaissait, avait capté toute l’eau, avide. Les rares madronios renaissaient en arbustes, leurs fruits rouges en fleurs d’ornement, la couleur rouge sombre si caractéristique de l’arbre précieux, son bois dur, l’écorce luisante, se ramifiaient, se multipliaient, s’étalaient proches le sol, attendant quelques pluies favorables pour élancer leur tronc sophistiqué vers le ciel.

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Automne 2001 : 1) Rite de la Despedida à Tecochi

18° voyage : 2 novembre – 15 décembre 2001

1) Rite de la Despedida à Tecochi les 22 et 23 novembre

(Extraits des dialogues entre Raymonde et Ceverico, en 2000)

La décision du rite

L’Adieu aux morts, La Despedida ? C’est quatre ans après la mort. D’abord, à l’enterrement, il y a un Bakánowa, une fois. Il faut attendre au moins trois ans, puis alors trois Jíkulí, et entre chacun d’eux au moins un an. Pendant ces trois premières années, il faut laisser le mort, tranquille faire son mouvement. Il peut marcher ainsi à proximité de ses anciens lieux, faisant ce qu’il veut. Oui, c’est ainsi. Lire la suite « Automne 2001 : 1) Rite de la Despedida à Tecochi »

Printemps 2000 : Sept entretiens avec Ceverico, « le dernier chaman »

17° voyage : 12 avril – 13 mai 2000.

Sept entretiens avec le Dernier Chaman

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Les ré-écritures  » en discours indirect libre », par Raymonde Carasco, des sept entretiens que Ceverico, le « Dernier Chaman », nous a accordés durant ce 17° voyage, ont pu être intégralement insérés dans le Livre des Carnets. Je vous propose de les attacher, par des dessins, des textes et des photos, aux lieux que Ceverico avait choisis et où il nous emmena. Lire la suite « Printemps 2000 : Sept entretiens avec Ceverico, « le dernier chaman » »

Hiver 99 : 5) Yumari de Simon à Tecochi avec Matachines

16° voyage : 2 novembre – 28 décembre 1999

5) 20 et 21 décembre : Yumari avec Matachines à Tecochi

 Préparatifs

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Le tezguino est en train de bouillir dans les bidons : le premier fermente à petites bulles venant crever à la surface; le second est d’un blanc laiteux; le troisième, aux trois-quart pleins est encore grisâtre-beige. Candelaria et Rosario finiront demain de moudre les derniers sceaux de maïs germé. Simon sacrifiera un torito dans les sacrificateurs viendront, car ils sont nombreux. Lire la suite « Hiver 99 : 5) Yumari de Simon à Tecochi avec Matachines »

Hiver 99 : 4) Danse des Matachines à Nararachic

16° voyage : 3 novembre – 28 décembre 1999

4) 18 – 19 décembre : Danse des Matachines à Nararachic

Un décor de théâtre

Il y avait eu hier un véritable petit théâtre, une crèche, un conte de Noël très émouvant dans cette première junta de six Monarcos sous la direction de Lino, marquant le pas à l’avant du groupe des danseurs, dans cette petite église où le rouge domine, où les étoiles, la lune, le soleil et les cactus repeints de vieux rouge composent leur frise. Aujourd’hui plus effacées, ces peintures anciennes (faites depuis quand ? par qui ?) grossièrement retracées par Gabino, apparaissent comme un véritable décor de théâtre, en accord profond avec les costumes des Rois Mages, leurs Miroirs. Lire la suite « Hiver 99 : 4) Danse des Matachines à Nararachic »